Au 9 RUE DES NOUV’AILES #56

10 février 2021 § 0 commentaire

Quand ton masque craqueront, je serons des millions derrière
Quand les masques craquera, tu serons solitaires…


Vous en avez marre de voir le verre du monde à moitié Covid ? Essayez la langue des oiseaux et le voyage alchimique avec Patrick Burensteinas en suivant ce lien que m’a envoyé une amie artiste. Prenez en le temps. L’interviewer est un peu pénible par moment mais l’interviewé est assez passionnant. https://youtu.be/nFZbR-4oXTw

Quand tous les serpents naufragés se seront battus pour des pommes
Nous deviendrons des insurgés
Au hasard des parties de scrabble, il appert que le mot Qi est désormais accepté. Le Qi, c’est comme cela que les chinois appellent l’énergie vitale, le souffle qui anime tout vivant. Le travail avec cette énergie se nomme Qi Gong et pénètre de plus en plus nos esprit occidentaux pour qui le Qi … n’est que le quotient intellectuel !

Vous savez, les palmiers chez moi c’était d’abord de la musique !

Savez vous ce qu’est l’adelphité ? C’est la sororité et la fraternité réunies dans un même mot pour désigner des relations harmonieuses ente femmes et hommes.

Un tableau enfoui dans les coursives du bateau-atelier vient de refaire surface au gré des marées intérieures des cimaises. C’est l’Or de l’Autre.

Cette petite fille qui te demandera
Est ce que tu as toujours des étoiles sur toi
Est ce que les pierres crient quand la source les noient
Est ce que les fourmis ont des sacs de rêves
À cheval sur leur dos qu’elles portent à leur tanière…


La neige attendue ce soir n’est pas encore apparue au pied de la verrière de l’atelier confortablement chauffé. La rénovation énergétique qui a été faite il y a quelques années porte ses fruits et m’a valu une bienvenue révision à la baisse des charges de chauffage. Comme c’est désormais un rituel, ces mois d’hiver sont le temps d’élaboration des projets et autres projections créatives in situ. Et c’est un vrai bonheur que de gamberger sur « L’Eau du Temps », « Le Piolet, le Pinceau et le Papillon » ou sur « Patellarum Vibris » même si ces projets n’ont pas été sélectionnés pour la ville de Guingamp, les Côtes de Légendes bretonnes ou le Parcours des Fées en Hautes Alpes… La créativité est une spirale et mon crayon en épouse la respiration… Inspirer, Expirer… La spirale est le seul signe humain qui d’un seul geste dessine la dualité : le trait de la spire et le vide qu’elle enserre. Demander aux galaxies, elles vous confirmeront cette loi universelle. Univers’ailes…

Elle a des barrières infranchies qu’elle n ‘ose pas escalader

Quand elle parle elle rit et se penche pour vous regarder

Elle a bien un nom, une vie mais je ne m’en rappelle plus

Elle s’est éclose dans ma vie au jardin des sentiers battus

L’églantine de mon jardin…

Je n’ai pas tout compris des nouvelles conditions d’utilisation de l’application Whatsapp, illisibles, forcément illisibles, mais j’ai migré vers Signal, qui a au moins le mérite d’être adossée à une fondation à but non lucratif. Personnellement je n’en peux plus de l’avalanche de mots de passe qu’il faut escalader pour se connecter… Il me faudrait un mot de passe pour ouvrir le dossier qui contient tous mes mots de passe…

Curieusement, ce mois de janvier qui a quand même eu des allures de semi-confné sous le couvercle du couvre-feu m’a davantage emporté vers le silence et une diminution, momentanée, j’espère, des envies de lecture. Tout au plus Mon oncle Oswald de Ronald Dahl et la découverte par une amie hispanophile d’un chantre du réalisme magique en la personne du mexicain Juan Rulfo dont je viens de lire les nouvelles Le Llano en flammes. Il faut dire aussi que je prends le temps quotidien de remettre à niveau mes modestes rudiments d’anglais et que je m’attaque à la lecture et à la compréhension du logiciel de dessin Illustrator… Les soirées sont bien occupées !

« Commence par toi -même, mais ne te prends pas pour but », entendu dans la bouche d’Abdebour Bidar citant le conteur et philosophe Martin Buber dans son essai Le Chemin d’homme.

Vous vous demandez peut-être ce que sont ces phrases écrites en ocre dans les interstices de ces Nouv’ailes ? Ce sont quelques unes des paroles des chansons de Môrice Bénin, formidable et radical chanteur qui a œuvré dans les marges des chemins de la chanson française. Poète sensible au verbe haut, je l’avais découvert et aimé lors d’un rassemblement antinucléaire contre la centrale de Braud Saint-Louis à l’été 75… Au fl du temps, je m’en étais quelque peu éloigné mais les échos de ses mots sont restés encrés et ancrés dans ma mémoire d’amoureux de la chanson. Il s’en est allé le 19 janvier dernier, là où les refrains fredonnent l’éternité d’un souffe. Peut-être y croisera-t-il l’immense et délicieux Jean Claude Carrière qui est parti hier rejoindre le charme discret des fantômes de la liberté…

Je vis….
Je vis une enfance larguée sous le projecteur tendre d’un soleil inventé qui brûle au dedans… Je vis….

On ne sait si cela est le présent du verbe vivre ou le passé simple du verbe voir. Qu’importe !

On a tout le temps pour se rendre compte qu’on a pas le temps.

do 9221

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