AU 9 RUE DES NOUV’AILES #41

20 septembre 2019 § 0 commentaire

9919… Neuf … Neuf … Dix Neuf….
Le train du Neuf reprend la voie pour la dix-huitième saison, depuis octobre 2002. Chronique mensuelle sans aucune obligation qui a traversé LE JOURNAL DU NEUF (2002-2008), DES NOUV’AILES DU NEUF (2008-2015), AU 9 RUE DES NOUV’AILES (2015-….) envoyée à 1600 personnes environ. Libre à lire.

L’été fut doux dans la chaleur des Cévennes, convivial chez les amis du Sud Ouest, randonneur dans les alentours du Massifs des Écrins. De belles pauses reposantes après l’aventure coréenne. Dont ressort au delà de la dimension artistique de ce projet, la délicieuse réminiscence de ce vœu formulé intimement il y a 36 ans, à mon retour du Québec : celui de voyager avec mon travail sur le tard de ma vie. Et cette année en 9 m’a gâté avec LA ROUE DU TEMPS en Suisse, LA TOUR DU TEMPS en Lettonie et LIGTHT OF THE RIVER en Corée du Sud, toujours visible sur

Quand je marche en montagne, mes lacets sont des fées.

Mais l’été a été. Et la rentrée, plus libre de temps puisque je n’interviens plus en école pour les TAP (Temps d’Activités Périscolaires) est vite venue accrocher toiles, dessins, photos et sculptures dans les blancs murs de la Galerie du Génie de la Bastille, 126 rue de Charonne, 75011Paris pour une exposition intitulée La Chatte de Schrödinger. « Clair, aérien, joyeux, solaire … » sont quelques-uns des mots tracés, pour mon grand plaisir non dissimulé, sur les pages du livre d’or. L’exposition est ouverte tous les jours jusqu’au dimanche 15 septembre, de 14 à 20h. Je serai présent sur place et heureux de vous accueillir tellement les opportunités de montrer mon travail sont rares. Et si précieuses pour le regard sur lui en dehors de la caverne de l’atelier. Les sept images de ces nouv’ailes sont des diptyques accouplant des détails des œuvres présentées. Cette semaine, venez voir l’ensemble, au plus tard pour le pot de finissage dimanche de 17 à 20h.

  Où est le centre de gravité de votre regard ?

Les navigations coréennes et estivales ne m’ont pas beaucoup conduit dans les salles obscures. Excepté pour le formidable Parasites et le non moins formidable So Long My Son.

  Une nouvelle religion à inventer : le jusqu’auboudhisme !

Mais la lecture, que l’on peut mettre dans sa poche, contrairement au cinéma, a été riche. En ce moment, La Splendeur Escamotée de Frère Cheval (ou le secret des grottes ornées) de Jean Rouaud. Un beau voyage autour des parois ancestrales. Auparavant il y eut le Premier Mot, de Vassilis Alexakis, dont j’avais beaucoup aimé La Clarinette. Et puis, l’étrange L’Œuf, du danois Morten Ramsland et heureuse surprise, la suite des aventures des policiers navajos créées par Tony Hillerman dont la fille Anne a repris la plume. J’ai lu le second paru « Le Rocher Avec Des Ailes », dont l’intrigue m’a paru moins puissante mais le plaisir de retrouver ces personnages l’emporte de loin. Mais pour moi, le top des lectures d’été fut les deux volumes du dernier Haruki Murakami traduit, intitulés sous le titre de Le Meurtre du Commandeur de 1/Une Idée Apparaît, et 2/ La Métaphore Se Déplace.

Quelle est la distance entre un non-dit et un silence ?

On dit toujours que le soleil se lève ou se couche. Alors que c’est l’horizon qui se baisse ou s’élève. Mettez vos mains en coquille sur vos oreilles… Écoutez… On entend le chant d’horizon de la mer !

do 9919

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