DES NOUV’AILES DU NEUF n°63

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13 mai 2015

Un beau moment d’humanité avec de vrais humains dedans.

C’est la raison pour laquelle ces Nouv’ailes voyageuses paraissent avec quelques jours de décalage horaire. C’était le week-end dernier, sur la côte de Jade, la fête à Mimi. Il serait impropre de dire que c’est une vieille amie, tellement ce vocable ne lui sied pas au teint. Disons plutôt une amie de longue date, même si l’amitié n’a pas grand-chose à voir avec les dates. Ils étaient venus de Vendée, de Grenoble, des Cévennes, de Montpellier, de Nantes, de Paris, de Londres et d’ailleurs pour danser, rire, blaguer, chanter et même pour certains se baigner… 😉 Un doux mélange explosif d’émotions qui n’a pas fait la une des journaux, et comme dit la chanson « c’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi çà veut dire beaucoup » ces parfums d’amimitié qui se moque du temps qui passe…

Nicolas Hénin, qui fut otage en Syrie raconte dans son livre Jihad Academy que ses gardiens étaient grands fans de Game of Throne… Du bienfait des modèles véhiculés par ces déferlantes de séries dont il est convenu et convenable de dire le plus grand bien….

La pluie ne m’a pas permis d’honorer mon cadeau box avec un survol du Mont Saint Michel en ULM. Mais j’ai pu me balader sur les magnifiques plages et côtes du Cotentin, alternant les émotions entre la douce maison de Prévert, l’imposante et funèbre usine de la Hague, le tumultueux raz Blanchard défilant sous le Nez de Jobourg pendant que l’EPR de Flamanville fait exploser son budget et hypothèque l’avenir des générations qui viennent…

Que faire sans être ni Cassandre ni tomber dans le « on vous l’avait bien dit » ? Choisissez votre catastrophe préférée (un accident nucléaire majeur dans la vallée du Rhône, une crue centennale à Paris, un tremblement de terre sur la Côte d’Azur, la pollution généralisée des nappes phréatiques ou la réouverture des permis de recherches de gaz de schiste…) En Bonus, relisez la Route de Cormac McCarthy pour me consoler de mon trop plein d’idéalisme artiste à voir le monde aller comme il va mal …

N’oubliez pas que vous êtes en train d’activer quelques-uns de vos cent milliards de neurones, que nous sommes cent milliards d’humains à être passés sur Terre, qu’il y a au moins cent milliards de galaxies dans l’Univers. Et relire quelques-uns des sonnets du fabuleux livre de Raymond Queneau intitulé « Cent mille milliards de poèmes ». Fait de languettes de 14 lignes d’alexandrins qui peuvent se combiner entre elles, c’est aussi une belle image de l’infini puisqu’il est certain que vous ne viendrez jamais à bout de ces lignes.

Parfois les citations entendues sur les ondes se font écho entre elles. Ainsi « De toutes les vicissitudes de la vie, on peut faire ce que l‘on veut » (Novalis cité par Wouajdi Mouad, auteur des pièces de théâtre Incendies et Sœurs) rebondissait sur « Il faut toujours transformer les coups du destin en instruments de la Providence «  qui était une des devises de Jean Louis Barrault.

Écouté avec délectation Fabrice Arfi, journaliste à Médiapart parler de son livre « Le Sens des Affaires » à propos de celles de Monsieur Nicolas S. confirmant une intuition que j’ai depuis longtemps. À savoir que son retour n’est qu’une manip destinée à faire un maximum de bruit pour noyer dans les décibels médiatiques les échos de ses démêlés judiciaires… Et ça marche bien… http://www.franceinter.fr/reecouter-diffusions/953576

Dans les fils du mois, l’argentin Jauja, le japonais La Maison au Toit Rouge, le Wenders Every thing will be fine et Le Rappel des Oiseaux, étonnant et troublant documentaire sur le rituel tibétain des funérailles célestes des corps offerts aux becs des vautours lorsque l’esprit du défunt s’est déjà envolé….…

Je participe à un club de lecture dans la médiathèque de mon quartier. Échange convivial de conseils, partage d’impressions de lecture… Au menu de ce mois, l’Afrique du Sud. Outre Deon Meyer dont j’ai déjà vanté les mérites dans ces colonnes, lu un très beau roman de Nadine Gordimer, prix Nobel 1991, « Un amant de fortune », contant la relation entre une blanche et un immigré qu’elle suit quand il est expulsé d’Afrique du Sud et retourne dans son village d’origine. Un roman de 2001, toujours d’universelle actualité. Et je dévore dans le train qui me ramène à l’atelier « Les Imaginations du Sable », belle saga du grand écrivain André Brink récemment décédé.

Je retrouve bien secs les fonds préparés avant les pérégrinations printanières. Le temps a fait son œuvre et la préparation de mon exposition parisienne d’octobre prochain va se poursuivre « à la Vitesse de la Peinture » …. En passant par « Les Anagrammes de Saturne », fin juin dans le cadre de la biennale Sculpt’en Sologne.

En ce mois qui plaît, je vous souhaite une belle huMainité.

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