DES NOUV’AILES DU NEUF n°56

8 octobre 2014 § 0 commentaire

« Zenev, zenev, zenev ».

Ou si vous prenez la rue dans l’autre sens « Venez, venez, venez »…
Ce sont ces mots qui viennent à mes lèvres à quatre jours de la fin de mon exposition « La Peinture sur son 31 » qui se tient jusqu’au dimanche 12 octobre au 126 rue de Charonne à Paris. Le lieu est superbe, clair, ouvert sur ce carrefour passant du 11ème arrondissement. Quel bonheur de voir les tableaux mis en valeur sur de beaux murs blancs bien éclairés. J’y serai présent tous les jours de 14H30 à 19h30.
Le soir du vernissage, il n’y avait pas de vent, mais six ventes sont venues ensoleiller les cimaises de mon accrochage. Et le sourire de mes yeux… Sans oublier aussi les feedbacks réconfortants sur l’énergie, la lumière et la chaleur qui se dégagent de mon travail. Ce qui en retour, me procure joie profonde au cœur et envie renouvelée de poursuivre cette aventure qui rime avec peinture.
Moins réconfortant furent les commentaires du jury de la VAE (Validation des Acquis par l’Expérience) que j’ai passée le 19 septembre à l’École d’Art d’Aix-en-Provence. Malgré « un véritable engagement artistique, une bonne culture et connaissance de l’histoire de l’Art et un bon sens de la communication », le jury ne m’a accordé qu’un DNAP (Diplôme National d’Arts Plastiques, équivalent à Bac +3) en lieu et place du DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, Bac +5) pour cause de « manque de radicalité dans mon projet et surcroît d’amicalité envers mes réalisations. Et aussi « trop de superficialité dans mes concepts et trop de papillonnage dans mon expression poétique… ». Ce qui me laissa sans voix, moi qui ai tant aimé l’exergue du catalogue de l’exposition Bonnard qui eut lieu en 1984 au Centre Pompidou qui disait « vouloir que sa peinture tienne et arrive devant les jeunes peintres de l’an 2000 avec les ailes d’un … papillon ». Passé la déception du moment, je fis de ce demi-échec un 2/3 de succès qui valide d’un diplôme mon parcours autodidacte et me confirme que je n’entre pas vraiment dans les cases de l’institution. Dans les onze heures automobiles qui me ramenèrent avec mes tableaux de la cité d’Aix, je repensais à cette phrase de Cocteau qui disait  » Ce que l’on te reproche, cultive-le : c’est toi ». Aux jugements critiques de ce jury cérébral, je préfèrerai toujours le sourire complice d’une pupille et les mots du cœur qui regarde avec les yeux…

« La véritable hygiène de vie, c’est de lire un poème tous les matins » (Gaston Bachelard).
En ces temps lugubres où les bruits de guerre font entendre leurs sinistres bottes, ne pas oublier que la France est le troisième ou quatrième marchand d’armes de la planète… Les statistiques sont pour le moins obscures en ce domaine…

Pendant que je surveillais La Racine Carrée de l’Arc-en-Ciel lors de la Biennale du Génie des Jardins afin de réduire les risques de vandalisme, une petit fille jouait « au cochon perdu » sur la rambarde de l’allée du square.

Entendu à la radio cette information surprenante et à méditer : les patrons californiens des grandes firmes de l’Internet interdiraient tablettes et autres accessoires numériques à leur charmante progéniture qu’ils envoient volontiers dans des écoles style Steiner ou Montessori…

À lire Une Odeur de Gingembre d’Oswald Wynd, livre culte traduit en 2006 chez Folio. Un roman épistolaire qui conte le journal d’une jeune écossaise partie au début du vingtième siècle épouser un diplomate anglais en Chine et se retrouve au Japon…. Et aussi La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker, gros succès de l’année 2012.

Dans les films du mois l’envoûtant Still The Water de la japonaise Naomi Kawase. Entre mort d’une maman chamane et premiers émois d’adolescents. Plus près de nous l’impeccable Hippocrate avec le nom moins impeccable Reda Kateb et le très classe Saint Laurent de Bertrand Bonello.

J’ai vendu aujourd’hui une sculpture qui se nomme « Nous Savons Que Nous Avons Trois Savons ». Trois brosses à dents bleue, blanche et rouge plantées dans trois savons de Marseille sur socle de copeaux de savon dressé sur quatre pinceaux pincés de jaune. Les trois savons, ce sont Liberté, Égalité, Fraternité. À voir en vrai jusqu’à dimanche à la Galerie du Génie ou en image dans les prochaines Nouv’ailes. Nous, savons, sauvons.

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