DES NOUV’AILES DU NEUF n° 53

19 mai 2014 § 0 commentaire

9 mai 2014

Across the Rainbow, une Infinie Auréole.

Ce sera mon programme pour le début de l’été. Une installation d’une journée sur la coulée verte dans le 12ème arrondissement de Paris le dimanche 29 juin, puis une autre en Bretagne, sous les poutres de la chapelle Ste Croix à Josselin au cours du mois de juillet (voir croquis joints).
Il y aura aussi deux participations à des expositions collectives : l’une dans la Commanderie de Corbeil-Essonnes, l’autre à la Cité Internationale des Arts à Paris dans le cadre d’Utopia in Visu pour fêter les 30 ans du Génie de la Bastille, association d’artistes œuvrant dans le 11ème arrondissement dont je fais partie depuis une année. Et aussi dans le cadre de la semaine nationale des HLM, les portes ouvertes de mon atelier le week-end des 14 et 15 juin.
L’été s’annonce festif, mais l’automne aussi puisqu’en plus du passage du DNSEP dans le cadre de ma validation des acquis le vendredi 19 septembre à l’École d’Arts d’Aix-en-Provence, je participerai à la Biennale du Génie des Jardins dans le square Maurice Gardette à Paris. Dans la foulée je présenterai une exposition personnelle du 2 au 12 octobre dans la Galerie du Génie qui viendra de s’ouvrir au 126 de la rue de Charonne. Des rendez-vous que je ne manquerai pas de vous rappeler au temps venu.

Entendu que la température pourrait s’élever d’une moyenne de 4°8 d’ici 2100. Ça fait froid dans le dos, non ?

« Elle a fait son devoir, c’est-à-dire que oncques
Elle n’eut de souhait, impossible, elle n’eut
Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
L’emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu »

Les Oiseaux de passage, poème de Jean Richepin, mis en musique par Georges Brassens.

Comme nous le conseillait feu Stéphane Hessel, apprendre de la poésie peut sauver la vie et accessoirement fortifier la mémoire. Alors, en plus d’avoir grâce au troc de mon ami Emmanuel, doucement repris le saxo, je continue d’apprendre des chansons pour chanter sur les chemins de la vie et des randonnées. Et j’adore l’utilisation de « oncque », ce mot du français classique que Richepin a richement fait rimer avec « jonque ». Et qui signifie « jamais ». N’oubliez donc pas qu’il ne faut onque dire onc. Puisque ces trois orthographes sont possibles.

Un sujet peut-il être l’objet de tous les regards ?

À la veille des élections européennes, d’aucuns se dressent contre le traité de libre échange entre l’Europe et les États-Unis dit TAFTA. D’autres évoquent l’ouverture de nouveaux marchés… Mais peut-on réellement négocier avec un partenaire qui s’est permis d’écouter quasiment tous les téléphones de la planète. Qui ne rêve que de coloniser et disneyiser nos rétines et nos imaginaires à travers séries et autres blockbusters toujours plus violents dont la bande annonce suffit à donner envie de vomir? Ou de hurler contre cet impérialisme pédophile qui sacrifie l’avenir de nos enfants !

« Œuégalaimecédeux » ! Vous êtes d’accord ?

Je demeure un inconditionnel de Henning Mankell et son roman Un Paradis Trompeur ne m’a pas démenti. Ou comment une jeune Suédoise du début du siècle dernier en partance pour l’Australie devient tenancière de bordel au Mozambique. Régalant !
À la suite de Quai des Enfers, Angle Mort d’Ingrid Astier est un polar acéré, efficace et fluvial qui se passe dans le quartier d’Aubervilliers, à deux pâtés de maisons de mon atelier. À ne pas lire en rentrant trop tard at home… Mais une fois à la maison, difficile de décrocher !
Étonnant roman que « La Théorie de l’Information » d’Aurélien Bellanger. C’est un roman, et aussi l’histoire d’Internet et de la révolution informatique depuis les temps presque préhistoriques du Minitel… Édifiant…

Les données informatiques à caractère religieux seront-elles stockées à Saint-Cloud ?

Il ne sera sans doute plus en salle lorsque vous lirez ces lignes mais notez dans un coin de votre écran « Les Leçons d’Harmonie » du jeune kazakh Emir Baigazin, tout juste 30ans ! Une vraie merveille de cinéma.
Dans les films de mon moi, il y a eu aussi ce mois-ci, Real, Tom à la ferme, Dans la cour et Pas son genre, avec l’irradiante Émilie Dequenne que nous découvrions il y a quinze ans dans Rosetta. À voir aussi My Sweet Pepper Land de Hiner Saleem, avec la belle Golshifteh Farahani, déjà vue dans Syngué Sabour, Pierre de patience d’Atiq Rahimi. Elle y joue du hang, instrument de musique acoustique inventé en 2000, fait de deux coupelles métalliques embouties. Elle chante aussi dans Hang with You, disque de Steve Shehan percussionniste du Hadouk Trio, que j’écoute en écrivant ces quelques lignes. J’écoute aussi « Nos joies répétitives » dans l’album Punkt du Québécois Pierre Lapointe et l’intégralité en boucle d’Aventine de la Danoise Agnès Obel.

Que peut signifier l’insignifiant ?

Dans le genre documentaire, les Trois Sœurs du Yunnan, de Wang Bing qui montre au fil de trois années la vie de trois enfants dans un village à 3200m d’altitude. Quelque chose de l’envers de la Chine, ou de son enfer ! Et plus près de nous « Les Chèvres de ma Mère », sur la transmission à une jeune agricultrice d’un élevage de chèvres par Maguie Audier qui s’installa il y a quarante dans les gorges du Verdon. Filmé et dialogué par sa fille Sophie.

« Par acquis de confiance », m’a dit l’infirmière pendant qu’elle me prélevait 400ml de sang.

Combien de fois vous êtes vous senti coupable aujourd’hui ? C’est de toute façon de trop puisque nous sommes en Mai.

Qui accueille s’enrichit Qui exclut s’appauvrit
Qui élève s’élève Qui abaisse s’abaisse
Qui oublie se délie Qui se souvient advient
Qui vit de mort périt Qui vit de vie sur-vit
François Cheng, LE LIVRE DU VIDE MÉDIAN
do 9514
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