AU 9 RUE DES NOUV’AILES #16

13 février 2017 § 0 commentaire

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Vacance des vacances.

Le Neuf a subi un léger décalage ovaire pour cause de pérégrinations sudistes et amical soufflage de bougies entre Cévennes et Hérault. Changement d’air bienvenu loin des agitations capitales… Le temps m’aspire au calme…

À vrai dire ce furent des vacances déguisées en préparatifs de projets. Puisqu’il n’y aura pas «Ailes & Œufs» sur le Pont des Amours à Annecy, ni de «Aile-toi, le ciel t’ailera»à l’Île de Ré, pas plus que «Demain» à Hautecour ou «d’Arbres à Spirales» à Beaulieu-lès-Loches, je peux continuer à espérer pour «Les Chas d’Estuaire» en Charente, «Observatemps» sur le Parcours des Fées dans la vallée de Crévoux, près d’Embrun, «Crois-tu qu’une croix croît ?» en Belgique ou «Grain de Beauté» à Saint Etienne du Rouvray…

« Devenir un homme c’est transformer de l’expérience en confiance » André Malraux, cité à la radio par Marc Lambron à propos de la parution de son livre Quarante ans, où il revisite son journal écrit il y a 20 ans, en 1997. J’aimerai bien relire ces Nouv’ailes dans une vingtaine d’années.

«Élections , piège à « on »» serait-on tenté de dire à quelques semaines de cette échéance, puisque presque tous les noms des candidats se terminent par «on» ! Espérons que les français ne feront pas Le Pon, eux qui semblaient tant vouloir voter Juppon…

«À toute les étapes de ma vie je n’ai jamais eu l’âge de mon état civil» a dit Aragon.

Je cherche toujours à promouvoir la reproduction de mon projet LE PREMIER ŒUF, qui donne à voir le nombre d’humains passés sur Terre depuis qu’elle existe. Ainsi que son corollaire L’AIRE HUMAINE, qui présente la surface terrestre pouvant être allouée à chaque terrien. En 2000, elle était de 2,4 hectares par individu. Aujourd’hui elle n’est plus que de 2 ha. Si vous voulez vous rendre compte de la vitesse de la population humaine, allez jeter un œil sur http://www.worldometers.info/fr/population-mondiale/

Je vous parlé le mois dernier de la découverte de l’auteur Peter May avec son roman Les Disparus du Phare. Je viens de finir sa trilogie écossaise, parue aux Editions du Rouergue, qui comporte L’Île des Chasseurs d’Oiseaux, L’Homme de Lewis, et le Braconnier du Lac Perdu. Superbes balades de lecture chaudement recommandées qui donnent envie d’aller randonner cette île au nord-ouest de l’Écosse.

Belle lecture aussi que celle des Bottes Suédoises, un des derniers romans d’Henning Mankell, qui fait suite aux Chaussures Italiennes. Beau et crépusculaire.

Dans quel dédale du temps se niche la mémoire de l’amour ? Au milieu du ciel ?

En avril 2015, j’évoquais dans ces lignes, à propos du livre de David Foenkinos sur Charlotte Salomon, le nazi Aloïs Brunner qui finit ses jours en Syrie après avoir formé et transmis ces sinistres expériences à quelques agents et espions de ce pays. J’ai écouté avec vif intérêt, dans l’excellente émission d’Emmanuel Khérad La Librairie Francophone samedi de 15 à 16 heures sur Inter, les interviews de Léna Mauger et Heidi Aouidj, de la non moins excellente revue XXI qui a consacré un long article sur ce personnage sordide dans son n°37.

Dans les films du mois Régalez vous Lumière !, une cinquantaine de films de 50 secondes tournés entre 1895 et 1905 par les frères Lumière. C’est quand même assez magique que le cinéma aie été inventé par deux frères portant un tel patronyme!Zappez Ouvert la Nuit d’Édouard Baer, bavard et mégalomaniaquement nul. Allez plutôt voir le formidable François Cluzet dans La mécanique de l’ombre. À voir aussi La Communauté de Thomas Vinterberg, le solaire Corniche Kennedy de Dominique Cabrera qui avait fait Le Lait de la Tendresse Humaine. Et pour finir en beauté, le tonitruant Silence de Martin Scorcese d’après le roman de Shūsaku Endō autour des tentatives de christianisation du Japon au XVIIème siècle.

Celui qui croit être son propre maître est l’élève d’un sacré imbécile.

Dans le train qui m’a ramené aujourd’hui du Sud, j’ai appris le décès du dessinateur japonais Jiro Taniguchi dont j’avais lu il y a quelques années le roman graphique L’Homme qui marche. Dans l’article, sous la plume de Marius Chapuis, il était question de l’esthétique wabi-sabi. « Wabi, c’est la pauvreté paisible de l’ermite, la richesse spirituelle et la beauté dans la simplicité. Sabi, c’est la sagesse venue avec l’âge qui trouve le bonheur dans de menus moments de plaisir.(…) Il excellait à retranscrire mono no aware, la sensibilité pour l’éphémère, la beauté dissimulée dans la légèreté des choses. La quête de quelque chose de précieux qui se déroberait à nous devant l’impitoyable diligence dictée par le quotidien.»

Le mois dernier, je vous avais promis que je me lèverai de bonheur. Ce mois-ci, j’y ajoute une belle tasse de bon thé.

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